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La province s'organise, s'enrichie,
se développe.
De 1750 à 1770, Adrien Biellet, marchand de bois
sur les ports de la Bienne, de l'Ain, dépensa
plus de 50 000 FR pour l'amélioration de la navigation
de l'Ain et faire disparaître les écueils
les plus dangereux.
La plupart des châteaux et églises datent
de cette époque. Les églises adoptent
le clocher porte, coiffé d'un dôme à
quatre pans. Les maisons portent les initiales ou une
maxime de leur constructeur.
En 1713, Mr Muyard bâtit à Martigna un
autre château.
Meussia qui ne possédait qu'une chapelle, érige
une église le 22 septembre 1757,
succursale de l'église de Charchilla.
En 1720, la chapelle des Crozets est agrandie et en
1740, Mr Clement, avocat à Saint-Claude, y déposa
des reliques authentiques de saint Antoine qui lui avaient
été données par le Pape. En 1782
La chapelle fut convertie en cure.
L'église de Jeurre, qui avait été
construite sur les ruines et débris du temple
de Junon, fut détruite en 1760 et remplacée
par celle actuelle. Elle est dédiée à
saint Léger, évêque d'Autun et martyr.
Le château et le pont suspendu, de bois et de
fer, sont construits par M Monnier en 1837.
Les églises de Lavancia et de Lect datent de
cette époque. L'église de Lavancia est
dédiée à saint Georges, celle de
Lect à Marie Magdeleine.
Le 29 avril 1780, la chapelle d'Etival est érigée
en cure, indépendante de celle de Soucia. Châtel-de-Joux
qui possède une chapelle dédiée
à saint Claude, datant du dix-septième
siècle, (renfermant dans son clocher, une ancienne
cloche qui provient de la chapelle du château),
est rattaché à Etival, auparavant, elle
dépendait de la paroisse de Clairvaux.
Le clocher de l'église de Montcusel est reconstruit
en 1827.
En 1833, Meussia, bâti une nouvelle église
dédiée à l'Assomption de la Mère
de Dieu.
Le 30 janvier 1839, Vaux érige une chapelle dédiée
à saint Sébastien.
En 1840 aux Crozets, une église dédiée
à saint Antoine est érigée, l'ancienne
chapelle est transformée en habitation particulière.
Période de révolution industrielle, agricole,
artisanale. Les villes reçoivent des ordonnances
d'aménagement des rues, de mise en pavés,
de constructions de bâtiments, de places mais
aussi de développement du commerce, de la navigabilité.
Le Jura voit passer d'importantes quantités de
marchandises avec des conditions intéressantes
pour le commerce du tabac.
Les artisans, cultivateurs des villages travaillent
le bois, la corne à Lect, aux Crozets , Jeurre.
Le lait est transformé dans les fruitières,
nombreuses encore au début du XX°siècle.
Les scieries se multiplient (Jeurre, Etival, Moirans)
La force motrice des rivières permet le développement
des entreprises (Moirans, Vaux, Villards d'Héria).
Moirans et sa région sont le domaine des bois
tournés, rubanés, quilles, toupies, bibis,
pots à tabac, cuillères, " pochons
", échecs,
jouets surtout.
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